Archive for the ‘Non classé’ Category

Tentations tentaculaires

Commençons simple, ouvrons le dictionnaire.

Tentaculaire : se dit de ce qui tend à se développer dans toutes les directions.

De là, laisse courir ton imagination: des villes tentaculaires aux courants insulaires, des rayons brûlants éphémères aux poulpes dans la braisière. Imagine l’infini des possibles, scintillant au bout des bras de ces pieuvres fantasmagoriques !
La tendreté des chairs de l’animal est LA quête estivale. Sa danse t’attire et te tente. Ondulant en transparence, affleurant la surface des mers pour te séduire. Il bifurque en souplesse sans prévenir, ses longs bras semblant chercher à tout atteindre à la fois. Majestueux, dangereux, délicieux.

T’imagines-tu posséder huit bras, humain? Pouvoir toucher plus, sentir plus, tenir plus, serrer plus, affleurer plus, caresser plus, donner plus …!

Voilà les rêves aquatiques, extatiques, les idées tendres et tendancieuses.
Sur la plage s’étendre silencieuse. Attendre le retour des pêcheurs les bras chargés de trésors, leurs casiers des promesses d’or.

***poulpo

Carpaccio de poulpe, groseilles, pain grillé et basilic pourpre

Le poulpe:

L’idée : cuire un poulpe frais, le refroidir puis le trancher le plus finement possible.
Conseil: congeler le poulpe après l’avoir nettoyé. Laisser décongeler une nuit au frais, puis cuire comme suit: colorer à l’huile d’olive dans une sauteuse à feu vif, ajouter ail, oignon, sel, piment, persil haché, déglacer au vin blanc puis couvrir à hauteur d’un bouillon de légumes ou fumet de poisson. Laisser mijoter 45 minutes environ, jusqu’à ce que la chair soit tendre. Refroidir dans le bouillon.
Pour du poulpe frais extraordinaire, pêché au pot dans les règles de l’art, je n’ai qu’un mot à la bouche: POISCAILLE. Je te laisse découvrir leur merveilleux concept ici: Poiscaille, le casier de la mer. Ils sont beaux, jeunes, talentueux et passionnés, tu vas kiffer.
Une fois le poulpe tranché, arroser d’un mix huile d’olive/jus de citron bio/sel fin. Laisser mariner au frais.

Le pain grillé:

-1/2 miche de pain de campagne 
-50g de beurre demi-sel
-1 citron non traité

Enlever la croûte du pain, couper la mie en gros dés. Mixer dans une robot pour obtenir une poudre régulière. Faire fondre le beurre dans une sauteuse, colorer « noisette », ajouter la poudre de pain, faire colorer sans cesser de remuer. Quand le pain est doré de manière homogène, retirer du feu sur du papier absorbant. Ajouter un zeste de citron et laisser refroidir à l’air libre.

Le reste:
-1 barquette de groseille
-quelques feuilles de basilic pourpre
-1 oignon nouveau avec ses fanes

Servir le poulpe bien frais, arroser à nouveau d’huile d’olive citronnée, ajouter les groseilles, les oignons nouveaux et le basilic émincé, les groseilles et enfin la poudre de pain grillé.

Fonky Phamily


C’est un mode de vie, quelque chose qui nous rend sérieux
Un besoin unique vécu jour et nuit
On désire toujours faire mieux, vu que la vie n’est qu’un test
Et que toutes les situations sont complexes
On pense et l’esprit dit « fais-le », fonce tant qu’on respire et qu’on est libre
Y’a qu’a oser vieux !
Savourer l’existence comme on peut, l’essentiel est de faire ce qu’on aime et comme on veut!

Voilà voilà.

C’est l’histoire d’une mifa, d’un crew, une team de choc unie comme un roc. Je ne connais pas les Pham, pas intimement j’entends, mais c’est ce qui se dégage quand tu croques leur came à pleines dents.
Cette fois-ci, c’était un dimanche façon déjeuner de famille. Un holly brunch sans précédant pour goûter les petits plats réconfortants du clan. Voilà réunis sous la grande nef de l’ Archipel Céline, la fille, chef de file et chef tout court, entourée de ses mère, père, frère et soeur.
Je copie-colle sans sourciller le descriptif concis et précis de nos chères Camionneuses pour vous expliquer le topo :

A partir du 8 mars, chaque dimanche de 12h à 16h, venez sous la grande Nef de L’Archipel pour le #feelgoodbrunch. Des assiettes salées (15€), sucrées (5€), des boissons (de 2 à 5€), et une participation solidaire (1€ de 2 à 16 ans et 2€ au-delà) pour financer des loisirs et des repas de fête aux personnes du Centre d’Hébergement d’Urgence qui occupe le reste du bâtiment.

Et vous invite fortement à suivre leurs aventures par ici: les fameuses Camionneuses.

Revenons à nos moutons, transformés en boeuf bourguignon pour l’occasion. Avant de te parler rouleau de printemps et pandan, je me dois de te présenter succintement Céline. Je t’en ai déjà parlé là ceci dit, mais comme rien ne me prouve ton assiduité, ça me fait plaisir de répéter. Si je dois vraiment vraiment synthétiser, pour moi Céline serait un genre de super featuring : reconversion musique/cuisine + parcours du combattant chez les grands (Ledeuil, Chartier, Grébaut…) + indépendance/free-lance.

Une touche à tout ultra-touchante, à la fois timide et intrépide. Voila, tu vois?

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Ce dimanche j’ai couru sous la pluie jusqu’au refuge, me suis sentie d’emblée en sécurité. Je suis restée quelques instants figée, éberluée. Emue par l’immensité du lieu, à la fois anarchique et poétique, intimidant et accueillant. Et puis il n’y avait plus qu’à se laisser porter, par les sourires de la lignée au complet, suivre le fil conducteur du menu bonheur.

 

 

plateau

Tout est dans la barquette à vrai dire: les rouleaux de printemps au basilic thaï, le si doux bourguignon à la coriandre, le tradi gateau coco-pandan de maman, et enfin le supplément gourmande aka cake citron-pavot. C’est tout beau et c’est tout bon : plateau-cocon !

cake coffee family nef

Pour goûter le douceur de Céline, ça se passe à Table Ronde à partir du 30 juin 2015 et jusqu’au bout du mois de juillet, au dîner.

Table Ronde
58 rue de Saintonge
75003 Paris
01 44 54 88 87
plus d’infos sur www.tableronde.com

Hiver Nation

Février, heure d’hiver,  3°C

Il a déboulé comme d’habitude, c’est à dire sans prévenir. Comme d’habitude on espérait que cette année, oui cette année allez peut être… Mais la nature est puissante, et son cycle infernal. Tu n’es que ce petit flocon qui s’écrase régulièrement, puis fond lentement, sur le bitume glacial pourtant trop chaud. Nous sommes la sphère tempérée, la tiédeur régulière. On se donne des fièvres, des extases sociales, des euphories pour un ballon. On se donne des frissons, la chair de poule politique ou la froideur symbolique, des idéaux flambent en lambeaux. En voilà un beau foyer pour te réconforter.

Nous somme la sphère tempérée, frileuse dès la moindre variation, trop chaud trop froid jamais contents. Nous sommes la nation ébranlée, par les frimas climatiques et les meurtres fanatiques. Nous sommes ce que nous pouvons.

Tu trouves les mots vains contre les délires divins, ce n’est pas ton domaine, pas ta came, rien à dire tu ne saurais pas l’écrire. La colère, le dégout, l’incompréhension, la colère encore, la tristesse infinie d’un hiver d’atroces faits divers. C’est banal et tragique, c’est la bêtise (in)humaine, suprême, le chaos mental, l’absurdité la plus totale.

Et tu te caches, dans ta tanière d’animal mal adapté, attendant les jours meilleurs: un peu de chaleur, humaine, d’évidence solaire, des éclats d’espoir astral. Ce sont les mains gelées hors cuisine, plus capable d’aligner deux mots même pour parler d’un chocolat chaud.

Avril, heure d’été,  14°

(…)Et puis les jours, les nuits passent, plus vite que tu ne l’espérais. Au vrai rien ne change, les chocs et la violence, l’incompréhension, toujours, ce mot en boucle, violenceviolenceviolence.
Mais la nature te supporte, apaise les craintes. Tu regardes par la fenêtre et… le voila ! Radieux, solaire, énigmatique ! Qui donc? mais l’avenir voyons, l’amant aussi, le printemps enfin ! Ceux pour qui tu vibres, espères, danses, ris et avances.
Les mains engourdies se réchauffent enfin. Tu t’en veux un peu d’avoir déserté les lignes, mais cet hiver tu te planquais au creux des courbes. C’était comme on couve une portée, longuement et précieusement. La renaissance prenait son temps, dans le nid douillet d’une hibernation amoureuse. Oui, voilà le printemps, la coquille se brise et les ailes se déploient. Reprendre la plume tu vois, et du poil de la bête, aussi.

Sans recette miracle, l’amour est une surprise perpétuelle, un retour incessant. Ouais, un genre d’inherent vice à ta condition d’homme.
Ceux qui disent ne plus y croire n’auront pas le choix.

Sans recette tout court, allons saluer les beaux jours, s’exalter du renouveau. Moi je regarde de près grandir une fleur sauvage.

***

Pour vous, une adresse en or, où retrouver le goût des saisons et le ramener à la maison.

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agrumes

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Fruits et légumes en direct des producteurs (Drôme, Finistère, Pays Basque, Val d’Oise), pain et pâtisseries anarcho-Montreuillois, charcuteries, oeufs extra-frais, fromage, bières du coin, pasta biologique, beurre et crème fermiers, agrumes Siciliens, sourires sincères.
Je n’en dis pas plus car tous les jours aux Pères Pop, l’éloge est dans l’assiette.

Le Zingam
75 rue du Chemin Vert
75011 Paris 
ouvert du mardi au vendredi (11h > 14h30 puis 17h>21), samedi (10h>21h) et dimanche (10h>14h puis 17h>21h)
07 87 55 65 56

 

 

Best(friends)Fishes

Comme le temps passe et nous grandissons! Ces oisillons ont faire leur nid, petit à petit. Brindille après brindille ils ont bati leur socle, solide comme un roc. Leurs envies et leurs appétit les ont guidé sans faux pas, leurs ailes vois-tu aujourd’hui se déploient. C’était il y a 4 ans déjà, Fulgurances naissait de l’effervescence d’une petite brune pétillante associé à un grand brun turbulent. Sophie et Hugo, amis et alliés  bourrés d’idées, créaient cette entité mystérieuse à l’appellation prometteuse.

De dîner en interview, de découverte en évènements, ils papillonnent et font éclore des moments rares. On les lit avec passion, les suit avec addiction. En exemple parmi tant d’autres, les derniers-nés de leurs esprits fertiles, avides de beau et de bon: un déjeuner-souvenir orchestré par Sam Miller ancien second de Noma, une revue/carnet de voyage/oeuvre d’art photographique et culinaire, ou encore un évènement franco-norvégien niché dans un chalet urbain.

Focus sur ce dernier opus pour cette fois, histoire de ne pas vous perdre dans mes éparpillements élogieux. Le topo de base: faire découvrir les poissons et crustacés de Norvège, en les confiant aux mains de cuisiniers talentueux et aventuriers. Saint-Jacques, tourteau, saumon, crevettes, cabillaud, furent acheminés depuis leurs Fjords jusqu’à ce lieu d’exception niché au 4ème étage- sans ascenseur -d’un immeuble parisien. Le plein d’iode pour régaler deux soirs de suites une soixantaine d’affamés.

Sophie et Hugo savent s’entourer. Une clique efficace s’organise en balai contemporain à chacun de leurs évènements. La jeunesse créative en ébullition prend possession de leurs idées, des lieux et des émotions, et fait vivre leur imagination. Frangin, frangine, conjoint, copine, copain de copain de copine, les voilà tous embarqués, munis de leurs talents propre, prêt à officier jusqu’à l’aube s’il le faut. Et ainsi naissent affiches, logos, menus, décorations, sons et lumières. Puis ils troquent leur créativité contre l’efficacité: les petits mains en tabliers assurent-grave- le service du vin et des mets, racontent ce blanc italien tout en coupant habilement le pain.

En cuisine, jeunesse toujours, ça s’active et ça réactive. Il faut aimer l’aventure, je te l’ai dit, pour suivre nos électrons libres dans leur champ magnétique. Faire avec l’imprévu, l’aléa, le circuit électrique capricieux. Monter de toutes pièce une cuisine dans un loft épuré pour accueillir trois têtes étoilées, voilà le genre de défi que nos petits génies aiment relever. Et les chefs qui embarquent avec eux le savent bien, c’est-là toute l’excitation qui crépite autour de ces Fulgurances!

Le jour J bien sûr, tout est en place, en cuisine comme en salle. Céline Pham, Alexandre Couillon, Mauro Collagreco, Loic Villemin et leurs équipes sont sur le pont, illuminé, de ce paquebot nordique éphémère. Vue sur les toits de Paname, à peine débarqués que l’on croque les crevettes du Nord aux accents d’Asie de Céline, claque internationale immédiate. Le reste s’enchaîne, fluide et limpide comme ces gorgées du Val d’Arda de Croci, servi dès votre arrivée par Ben, photographe ascendant chef de rang. Côté vin, j’oubliai, c’est encore une histoire de copains. Fulgurances a confié la sélection à Seb et Beatriz, respectivement sommeliers du Dauphin et du Chateaubriand à Paris. Choix tranchés et assumés au sein de vignes naturelles: deux blancs italiens pour soutenir la vivacité des poissons crus (Val d’ArdA 2011 chez Massimiliano Croci puis Rugoli 2013 chez Davide Spillare), puis un rouge des côtes du Rhône, magique, pour finir en douceur (Fou de Grenache 2013, domaine Gressac, au nord d’Uzès).

Je ne peux pas te raconter Best Fishes de manière linéaire. C’est une vague qui t’embarque à 19h et te ramène sur la rive à minuit passé, qui t’emporte surfer les eaux vives de la Norvège, du Vietnam,de Noirmoutiers, de Menton, de Faulquemont. C’est un sport de glisse extrême que tu découvres sur le bout de la langue, entres deux fous rires et mille saveurs.

Pour te faire une idée tout de même, et te donner des envies d’évasion pour la prochaine session, regarde:
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Pour ne pas rater le prochain, ça se passe ICI: chez FulgurancesPour ne pas rater ces talents photographiques: Lucile Godin et Benjamin Shmuck
Pour en savoir plus sur les poissons de Norvège: Norge
Pour très très très bien manger:
Le mirazur, Menton
La marine, Noirmoutiers
Toya Restaurant, Faulquemont

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