Peach and Love

 Comme les gouttes incessantes ce matin sur ma fenêtre, ce sont les secondes, les minutes, les mois qui défilent sans qu’on s’en aperçoive. On croit que rien ne change, mais tout est mouvement. Chaque fraction de seconde se différencie de la précédente, rien dans l’atmosphère n’est strictement identique. J’imagine alors, puis constate, que ces micro mouvements imperceptibles finissent par s’agglomérer, comme ces gouttes qui deviennent flaques ou ruisseau, et dessinent soudain leur mobilité d’une fluidité évidente.

L’érosion, l’évolution, affecte même les éléments solides et majestueux, ces rocs qui semblent inébranlables.  Tout bouge, vieillit, se transforme, puis s’éteint.

Ca n’a rien de joyeux, rien de malheureux. C’est juste le passage du temps. Et ce vent qui sculpte la pierre et la peau. Les rides se creusent comme des sillons, le cuir marqué par les orages. On se protège du soleil et des jours trop rapides, on se bat contre l’inévitable. C’est une énergie que tu devrais préserver. Cesser de se battre contre l’inévitable, concentrer ses forces sur les combats utiles, et savourer ce surplus d’énergie au présent.

Je suis partie loin pour arriver à cerner ce qui existait -déjà- au plus près. Les aspirations, les convictions, les forces et faiblesses, les traits de caractère. Je pensais aussi secrètement me défaire de certains. Mais on n’échappe pas à soi-même me rappelait-on amicalement.

On oublie trop facilement la beauté, et la chance incroyable que l’on a. Etre vivant, mobile, habité, libre. On vit dans un champs de trèfles à quatre feuilles, si dense et si familier qu’on ne les remarque plus.

Le soleil se lève et j’ai le droit de sortir de mon lit, de chez moi. De me balader en short, de me baigner à demi-nu. Si l’envie me prend je peux rire aux éclats, boire une bière, embrasser un garçon. Je peux conduire un vélo, une mobylette, un camion. Je peux lire, écrire, parler.  A vrai dire, la liste des libertés est vertigineuse. Des acquis, des habitudes, dont on oublie inconsciemment la préciosité. Je peux avoir un avis, changer d’avis. Je vois, sens, touche, goûte et entends. Je respire. Je peux penser tout haut, voyager, manger à ma faim.

Je peux travailler. Et cerise sur le gateau, mon travail consiste à imaginer, créer et nourrir; mon travail consiste à faire ce qui me passionne le plus au monde.

Un champ de trèfles cerné de fers à cheval oui.

On néglige trop facilement la chance. C’est peut-être aujourd’hui que tu ouvre les yeux sur ce qui t’était trop évident, c’st peut-être seulement maintenant que tu apprends la reconnaissance. Mais il n’est jamais trop tard pour dire merci. Comment? Et si tu commençais par essayer d’être la meilleure version de toi-même? Et si tu mettais à profit cette chance inouïe?

 Pêche pochée au basilic, sorbet coco, granité framboise-citron 

peach

Ce dessert a été réalisé dans un restaurant, le sorbet à l’aide d’un Pacojet. Soyons optimistes, je suis quasi sûre qu’on obtient un résultat satisfaisant avec une sorbetière traditionnelle.
D’autre part, parlant optimisme: idéalement, dans une vie future-proche- on récolterait les noix de coco, on les ouvrirait à coup de machette, on boirait le jus à la paille puis on récupèrerait la chair pour faire notre propre crème de coco.

SORBET COCO

450g crème de coco 
62cl eau
350g sucre 
3cl jus de citron vert 

Porter l’eau et le sucre à ébullition, prélever 30cl de ce sirop. Verser sur la crème de coco, ajouter le jus de citron, mélanger au fouet. Verser dans la sorbetière, ou 2 bols de pacojet. 

GRANITÉ

75cl eau
170g sucre
35cl jus de citron vert et jaune + zestes
1 poignée de framboises 

Porter à ébullition l’eau et le sucre, ajouter les zestes de citrons. Refroidir le sirop. Ajouter les jus de citrons puis mixer le tout avec les framboises. Filtrer, verser la préparation dans un récipient peu profond. Mettre au congélateur et gratter la surface régulièrement, toutes les 30 minutes environ, jusqu’à ce que le granité soit homogène. 

PÊCHES POCHEES 

2L eau
750g sucre
+ le reste de sirop utilisé pour le sorbet 
zestes de citron
feuilles de basilic 
8 pêches jaunes 

Porter l’eau et le sucre à ébullition avec le basilic et les zestes de citron. Couper les pêches en quartiers, garder la peau. Mettre les pêches dans le sirop et cuire environ 10 minutes, à petite ébullition.  Refroidir dans le sirop. 
Récupérer une partie du sirop, et le gélifier à l’aide d’agar-agar (1,5g d’agar-agar pour 1/2L de liquide). 

Dans une assiette creuse dépose 1 cuillère de gelée, 3 quartiers de pêches. Ajouter une cuillère de sorbet coco, le granité, des feuilles de basilic frais et, si vous en avez sous la main, quelques meringues.

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1 Commentaire

  1. Jessica Says:

    La recette est un peu technique mais ça a l’air excellent ! Merci !

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