Les chevaliers de la table ronde, Paris IV // Gault et Millau VS wild, worldwidweb

En Dame Guenièvre des temps modernes, Marie-Laure (directrice com’ du guide) donne le ton de la soirée. Toute en sympathie et en paillettes, elle part en quête du Graal: l’avenir de la restauration, du monde de la bouffe, du kiff du bide. On est là pour causer popote, bons tuyaux et guide sacré.

Parce que quand le seigneur Marc (directeur de la rédaction, arpentant fièrement le territoire gastronomique français depuis des lustres) te parle de Mamie machin et de ses pâtés chauds à Rodez, de la choucroute arrosée au grand cru dans la banlieue de Colmar, ou bien encore de la cave sur la route de Vouzier, tu sens bien que ce vieux Gault et Millau en a sous le capot.

Alors certes, en 2010 on cherche encore leur site web, et à l’heure de la horde de bloggeurs montés sur leurs fidèles destriers (autrement et moins métaphoriquement dit: soutenus par la presse muit-médias, le RP visionnaire, le gloubigoulba communiquant…), ils sentent bien qu’il y a comme une couille dans le potage, chez G et M. Mais est-ce pour autant mauvais, hein? On mange bien des rognons de lapins ce soir, et des fourmis en poudre glacée à Copenhague.

Le débat est ouvert, les breuvages servis. Les convives sont attablés au 58 rue de Saintonge, nouveau lieu et concept qui sent bon l’innovation. La cuisine au centre d’un bar/table en demi-cercle. Autour, 16 affamés peuvent observer les cuisiniers opérer. On ne peut pas être plus au coeur. Un face à face chef/convive qui stimule les esprits et force la réflexion sur le thème imposé. Etre au restaurant et réfléchir aux restaurants. Et surtout au devenir de ceux qui les font connaître, les encensent ou les blâment, les suivent et les soutiennent: les guides gastronomiques. On oublie parfois trop de se rappeler le sens du mot « guide ». Car oui, les mangeurs testeurs de chez Gault et Millau, entre autres, en se nommant ainsi se chargent d’une assez lourde responsabilité: guider les mangeurs amateurs dans la jungle de la ripaille.

Les chevaliers du soir ont tous un quelque chose à voir avec l’affaire. Ils mangent à l’obsession, et veulent beaucoup de bien à la restauration. Certains écrivent (des articles, des blogs, des livres), d’autres managent (des chefs, des évènements). Bref, si on les a convié là ce soir, c’est parce qu’il semblerait qu’ils pourraient avoir quelque mot à dire sur le sujet. Pour te faire kiffer la métaphore, j’aurais pu pousser la prétention et te dire que… c’est un peu comme quand Merlin l’enchanteur a réuni les plus preux chevaliers afin de retrouver le Graal. Et Merlin ça serait Mathilde et Nicolas tiens.

Pour délier les langues, faire en sorte que cette tablée de preux chevaliers brainstorment et baissent un peu la garde, rien ne vaut de bonnes victuailles franches du collier. Pour cela, l’équipe de la table ronde(ment menée) à fait appel à David Zuddas. Un gros acharné de la mangeaille, simple et subtile, sincère et maîtrisée.

Pourquoi écrire cet article à triple entrée, bordélique à souhait et à la métaphore limite?

1) pour te faire connaître cette endroit hyperbeau et la bonne idée derrière tout ça. C’est par .

2) pour te donner envie de goûter David Zuddas, dijonnais le reste du temps, fou furieux cuisiner tout le temps.

3) pour t’annoncer en fanfare que Gault et Millau est encore (même si je ne suis pas sûre qu’ils valident le parallèle musical), qu’ils ont des choses à dire et des chefs à faire découvrir.

Il est 23H57, bilan:

La quête du Graal se poursuit, on est repus et grisés, et on attend impatiemment l’assaut du Gault et Millau en 2.0.

 

 

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